Défonceuses : Makita VS TITAN !

Ok, le titre est un peu racoleur, mais c’est un peu ce qui s’est passé dans l’atelier ce soir : Ma nouvelle défonceuse, la MAKITA RP1110C est arrivée dans l’atelier, et la défonceuse TITAN n’a pas fait la maline trop longtemps !

En effet, malgré ses airs de défonceuse  »pro », la TITAN déçoit rapidement !

Voyons en détail ce qui sépare ces deux machines, et justifie l’achat d’une machine pro…

 

 

TITAN, Le « flag-ship » de bricodépot

Titan, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore, est la « marque distributeur » de brico-dépot. Pas la peine de chercher du « Titan » ailleurs, vous n’en trouverez pas ! La plupart du temps, ces machines proviennent de chine, et sont très semblables à celles des autres grandes enseignes de bricolage : Castorama, Leroy Merlin et autres, font bien souvent venir leur machines des pays asiatiques, où elles sont fabriquées à bas prix.

J’irais même jusqu’a parier qu’il existe finalement là-bas assez peu d’usines de matériel, et que, par exemple, le fabriquant de défonceuse local fournit le même modèle (aux couleurs près) à toutes les enseignes françaises… En tout cas, c’est ce que laisse penser le marché des dégau-rabot premier prix en france (voir mon précédent billet à ce sujet).

Revenons à nos copeaux : J’ai acquis cette défonceuse il y a un peu moins d’un an, et elle n’a servi en tout et pour tout, que quelques dizaines de minutes : l’usage est assez ponctuel, mais lorsqu’elle sert, toutes ses capacités sont utilisées.

Mon dernier chantier a été la goutte d’eau qui a fait plonger la défonceuse : Découpe d’un plan de travail de cuisine, puis dressage du chant à la défonceuse, afin de fournir des assemblages parfaits. Et c’est dans ce genre de tâche que les moindres défauts de la machine sont amplifiés: Le jeu qui s’est doucement installé dans les colonnes se révèle handicapant : plus moyen de descendre la défonceuse souplement, il faut jouer de droite à gauche afin de la faire coulisser correctement… Et ce jeu se répercute sur la perpendicularité de la broche avec la semelle : si un demi millimètre de jeu s’installe dans les colonnes, c’est autant de risque de ne pas descendre les deux cotés à la fois,  donc d’avoir la broche « de travers »…

Pour présenter un peu plus synthétiquement la machine de chez BD, on peut résumer qu’elle possède deux pinces, de 6 et 8mm, qu’elle est pourvue d’un moteur de 1200W, qui effectue de 8000 à 30.000 tour/minute. Elle est aussi fournie avec un guide parallèle simple, ainsi qu’une butée de plongée « micrométrique ». Enfin, elle est présentée en coffret plastique, ce qui est tout de même intéressant pour les bricoleurs nomades qui aiment emporter leurs outils dans une boite, bien rangée.

A l’heure actuelle, cette défonceuse est affichée à 62 €90.

La MAKITA RP1110C

Je ne connais pas parfaitement la gamme makita actuelle, mais j’ai pu voir que leur offre de défonceuses se compose de 4 modèles, dont la puissance s’échelonne de 900 à 2300 Watts.

Bien entendu, les deux moins puissantes sont privées des fraises à queue de 12mm, mais ont l’avantage d’un poids bien moins élevé.

Après avoir hésité avec une PERLES et une METABO, j’ai finalement opté pour la RP1110C, sur laquelle j’ai pu lire du bien sur le blog de footix (merci à lui pour son article, qui m’a guidé dans mon choix).

La Makita est donc pourvue d’un moteur de 1100W, d’une broche tournant de 8000 à 24.000 tr/min, acceptant les pinces de 6, 6.35 et 8mm (pas de 12 au programme). Elle est également dotée d’une butée de plongée micrométrique, ainsi que de deux butée qui permettent d’éviter à la machine de remonter au delà d’un certain niveau (pratique si vous avez de très grandes fraises montées…). Dans le carton, on trouvera également un adaptateur d’aspiration, qui prends astucieusement sa source  dans la semelle de la machine, ce devrait se montrer très efficace. Points décevant : pas de coffret de transport tel que sait les faire Makita, mais un vulgaire carton. Je regrette aussi que les clés fournies soient si frêles, j’aurais aimé une vrai clé, les bouts de tôle embouties seront donc remplacées par de vraies clés de 8 et 17mm. Enfin, le guide parallèle en tôle emboutie, bien qu’un peu plus travaillé que celui de la TITAN, n’est pas non plus micrométrique. Cela fera sûrement l’objet d’un bricolage futur…

Elle est annoncée à un tarif de 400 Euros TTC, mais on peut l’obtenir pour environ 350€ chez les négociants (Point P, Reseau Pro, et autres grandes enseignes pro).

Comparons les détails

Blocage de la plongée sur la défonceuse TITAN

Les butées de profondeur des deux machines sont conçues assez différemment : D’un coté, chez Titan, nous avons droit à une gâchette tournante, assez efficace au début, mais assez rapidement, elle finit par sauter toute seule , ce qui est très fâcheux : la défonceuse remonte alors de sa plongée, ce qui peux mettre les meilleurs travaux dans la poubelle !

Poignée pivotante pour la Makita permettant de bloquer la plongée

 

 

De l’autre coté, chez Makita, on a le droit à une poignée tournante, comme le fait festool. C’est assez pratique, et je n’ai pas encore assez de recul pour juger de la fiabilité sur le long terme de leur solution.

 

 

Le sélecteur de vitesse de la TITAN

La molette de sélection de vitesse est disposée, sur la TITAN, sur la poignée gauche. Ça pourrait paraître astucieux, mais il arrive que dans le feu de l’action, on fasse tourner ce sélecteur sans le vouloir. Si l’on a choisi une faible vitesse à cause d’une grande fraise, ça peut être gênant. En contre-partie, comme la machine n’est pas équipée de régulation de vitesse électronique, on peut avoir besoin d’augmenter la vitesse sous la charge, afin de rétablir le régime choisi…

Sur la Makita, le sélecteur de vitesse est sur le corps de la machine, pas de risque donc de changer de vitesse en cours d’usinage. De plus, comme la machine est équipée de la régulation électronique de vitesse, il n’y a aucune raison de vouloir changer la vitesse en cours de travail. Pour ceux qui l’ignorent, la régulation électronique permet à la machine de maintenir une vitesse constante, même sous la charge.

 

Le dégagement dans la semelle Makita

La semelle de la Makita laisse apparaître une grande ouverture, bien plus grande que celle de la TITAN, qui ne laisse pas passer ma fraise à rainer. Je n’ai pas mesuré, mais on doit y passer sans problème des fraises de 5cm de diamètre ! Dans cette même semelle, un dégagement est prévu pour faciliter l’évacuation des copeaux via un aspirateur. A noter d’ailleurs, il n’est pas nécessaire d’utiliser un aspirateur Makita : j’ai pu y relier mon aspirateur de chantier Karcher.

Enfin quelques détails aussi intéressants, en vrac :

  • La pince de la makita est « longue » : elle mesure facilement 2 à 3 cm, et est « clipsée » dans l’écrou de serrage : ainsi, lorsqu’on desserre la fraise, la pince est tirée vers l’avant, et il n’est pas nécessaire de taper/forcer sur la fraise pour la sortir ! De même, cette pince est très précise : je n’ai, à aucun moment, eu besoin de batailler afin de monter la fraise « droite » : je possède des fraises longues et larges (fraise à rainer, fraise à affleurer avec 5cm de tranchant), et dans la Titan, j’ai souvent eu des problèmes de fraises mal centrées ou qui ne tournent pas rond…
  • La butée de plongée de la titan, même si elle est a peu près bien conçue, part vite en lambeaux… Sur la Makita, elle parait mieux conçue… Encore une fois, on verra à l’usage !
  • Sur cette même butée, une option présente sur la Makita et complètement absente de la titan : Il est en effet possible de bloquer la plongée « vers le haut »: on peut ainsi éviter à des fraises très larges de venir taper dans le déflecteur d’aspiration (non présent sur la photo)
  • Niveau sonore : Grand étonnement à l’allumage de la Makita : Je pensais naïvement « Une défonceuse c’est une défonceuse, donc un moteur a charbon, qui tourne à 20.000 tr/min, et donc ca fait du bruit ». Et bien pas toujours ! La makita est beaucoup moins bruyante que sa concurrente chinoise ! J’ai fait une petite vidéo, que je mettrai en ligne dès que possible.

Bref, vous l’aurez compris, je suis tombé sous le charme de la japonaise, qui fait vraiment prendre conscience qu’entre le matériel de GSB et le matériel pro, la marche est grande !


Bientot une nouvelle dans l’atelier

Fatigué d’acheter des défonçeuse à 30 ou 50 euros, qui valent ce qu’elles valent : du jeu dans les colonnes après quelques heures d’utilisation, des fraises qui ne tournent pas rond et/ou qui se désserent tout seules , des descentes qui remontent toutes seules… J’ai décidé d’investir une bonne fois pour toute dans la gamme « pro » !

Autant pour ma dégau, je me satisfait d’un matériel entrée de gamme, autant sur la défonçeuse, je ne parviens pas à obtenir la précision que je souhaite, et je suis irrité d’avoir des machines qui ne tiennent la route que quelques dizaines de minutes de fonctionnement !

J’ai donc décidé de ramener ma défonceuse titan chez Brico Dépot, et j’ai commandé une défonçeuse Makita rp1110c.
Elle doit arriver dans quelques jours, et j’essaierai de faire une petite vidéo comparative entre les deux modèles, afin de justifier mon choix !

A bientôt dans l’atelier !


Début d’un nouveau chantier : Fabrication d’une table de scie circulaire de A à Z

Après avoir fait la scie a ruban selon les plans de Matthias Wandel, et après avoir terminé la table de salon de jardin, il est temps de faire un « upgrade » d’un élément important, central devrais-je dire, de l’atelier : la scie sur table.

Il est donc encore une fois question ici d’un « projet DIY », pour les mêmes raisons que les précédentes : je n’ai pas le budget pour une machine à plus de 1000 euros, et les machines à « quelques centaines » d’euros sont encore bien trop bas de gamme : tables en fonte d’alu, moteur à charbons, bati en plastique, pas de chariot, peu d’ajustements possibles…

Je me suis donc inspiré de ce qui se fait dans le commerce, outre-atlantique, auquel j’ai greffé le chariot à format de Diomedea, que j’ai pu découvrir sur le forum métabricoleur.

Quelques heures plus tard passées devant Sketchup, j’en arrive à un plan bien évolué.

J’ai donc fait réaliser l’arbre de scie par un lycée technique auprès de chez moi, et je peux donc poursuivre la réalisation.

Pour l’instant, la facture finale s’annonce ainsi :

  • Arbre de Scie : 60 euros
  • Métal pour le « chariot à format »  : 83 euros
  • Contre-plaqué pour le carter de la machine : 18 euros
  • Bois pour la structure de la machine : 14,40 euros
  • Moteur electrique de tondeuse, 1500W : 30 euros

Soit un total d’environ 230 euros, pour une machine normalement Haut de Gamme ;)

Pour vous mettre en bouche, une petite vue 3D de la future machine :

Une des premieres vues de la table de scie


La scie à ruban fabriquée maison en vidéo

Elle est presque terminée, il ne reste plus qu’a lui faire des capots de protection, mais ca coupe déjà terriblement bien ;)

Pour ceux qui l’ignorent toujours, les plans sont en vente sur le site de Matthias Wandel, http://www.woodgears.ca, et integralement traduits en français !


Scie a ruban faite maison : ca coupe !

Quelques heures plus tard, la scie coupe pour de vrai !

Il reste à faire un vrai plateau de support, et les carters de protection.


L’aspirateur fou

Comme pas mal de passionnés/cinglés, j’ai fabriqué mon aspirateur d’atelier.

Un aspirateur Cyclonique… Rien que ca :)

Ca aspire, c’est incroyable… Vous me direz, c’est fait pour, heureusement….

Par contre, quand on fabrique aussi la turbine soi-même, faut être sûr de ses collages, sinon…

Bah sinon, il peut arriver qu’une pale de ladite turbine ait une folle envie d’aller se promener… Et l’ennui, c’est que ces pales, quand il leur prends l’envie d’aller se promener, c’est jamais quand le moteur est arreté.. Non non, c’est souvent, pour pas dire à chaque fois, une fois que le moteur est en route. Et du coup, eh bien la coquine de pale, profite de l’énergie cinétique impulsée, et même imposée, par le moteur, pour se faire la malle.

Et la, ca donne une pale, petite, de 8cm x 8cm, qui se met à traverser l’atelier, par la sortie de l’aspirateur, à une folle vitesse, que je n’ai pas calculé, mais qui doit à la louche, dépasser allegrement les 100km/h…

Pauvre pale, malheureuse fut elle, elle ne sait pas voler! !

Ou plutôt…Si. Elle sait voler. Elle vole même plutôt pas mal ! Mais par contre, elle n’a pas encore appris à négocier les virages, et droit devant la sortie de l’aspirateur, il y a un mur (oui, je ne travaille pas encore en plein air….). Et quand la pale a rencontré le mur, le mur a eu raison d’elle…

Paix à son âme.


Fabriquer une scie a ruban

J’ai découvert le site d’un ingénieur Canadien, qui fabrique tout un tas de trucs en bois.

Parmi ses créations, une scie a ruban en bois !!

Comme il l’explique sur son site (en anglais), la scie a ruban a besoin de beaucoup moins de puissance qu’une scie circulaire, et un moteur de 1/2 CV (370 Watts) permet de refendre du chêne de 18cm !!

J’ai récupéré un moteur de 600 Watts dans une scie à couper le carrelage qui allait partir à la benne (merci Daniel !!), et probablement aussi des roulements (encore merci Daniel !!).

J’entreprends donc de fabriquer cette scie, étant donné que j’ai déjà le moteur, et un gros paquet de bois pour la fabriquer !!

On peut trouver les plans de cette scie sur woodgears.ca, pour 21$ (soit une quinzaine d’euros).

Le prix est franchement justifié, quand on voit la qualité du plan : une centaine de pages A4, qui détaillent la fabrication de chaque morceau, un grand nombre de photos, et le plan sketchup complet sur la scie, à la vis et à la rondelle près !!!


Les indispensables du newbie en menuiserie

Il y a quelques jours, c’était mon anniversaire… 3 décennies d’écoulées..Déjà !!! Presque un tiers de siècle !
Pour cette occasion, j’avais exprimé quelques idées de cadeaux à Madame :

Entre autre, un livre, que dis-je: LE livre sur la menuiserie :Le Guide du bois et de la menuiserie. C’est un superbe ouvrage, un peu plus de 300 pages, presque au format 30×30, donc des grandes pages. On y trouve (presque) tout, de la matière première: les arbres les plus couramment utilisés en menuiserie, la coupe de ceux ci, etc… Les outils, leur utilisation, l’affutage, les machines, les assemblages, le « design » de meubles, chaises, tables,…La sculpture sur bois, la finition, etc…  Un ouvrage bien complet, que je ne regrette pas d’avoir !

Parmis les autres indispensables du menuisier, on peut citer une visseuse : Là encore, il y a du choix, et un vaste choix, meme au sein d’une même marque. Si je voulais résumer en gros les caractéristiques d’une visseuse (ou d’une perceuse, puisque les fabriquants les appellent souvent « perceuse-visseuse sans fil »), je mettrait en premiere position le couple : exprimé en Nm (newton-metre), il indique la force avec laquelle la visseuse saura faire tourner le mandrin, pour enfoncer une vis ou percer un matériau. Pour avoir une ordre d’idée, sur la gamme amateur, cette force s’échelonne de 10 à 55 Nm, pour des modèles de 12V à 18V. Il existe probablement des modèles de la gamme « pro » ayant un couple encore plus important, mais une visseuse dépassant déjà 40Nm commence à causer sérieusement !!

J’ai donc jeté mon dévolu sur une Ryobi, la CDC1802. Elle affiche un couple de 42Nm, sous une tension de 18V. L’avantage de la gamme actuelle de ryobi, c’est qu’il est possible de dépareiller la visseuse de la batterie. De ce fait, j’ai choisi une batterie 18V Lithium: Les batteries lithium présentent une meilleure tenue à la charge, une charge souvent plus rapide que les autres accus, et ne s’auto-déchargent pas (les autres batteries se vident toutes seules, même lorsqu’on ne les utilise pas !!!).

Ensuite, Ryobi a fait le choix de doter toute une gamme d’outils de la même batterie: ainsi, je peux maintenant acheter une scie circulaire, une lampe, une visseuse à impact, une scie sauteuse,etc… toutes les batteries « Ryobi One+ » peuvent aller dans près de 30 outils sans fil.

Enfin, et surtout : acheter une visseuse de marque, c’est l’assurance de retrouver des batteries, même de marque compatible, une fois que la visseuse ne sera plus vendue: j’avais une visseuse « marque repère », et bien qu’elle fonctionnait presque parfaitement, et lorsque la batterie a rendu l’ame, il m’a été impossible d’en trouver une autre…

Autre équipement important de l’atelier du menuisier : l’aspiration. Dès que l’on fait des copeaux, il devient vite indispensable d’avoir une aspiration correcte. Là, on n’est pas obligé d’investir des centaines d’euros. Je suis en train de fabriquer mon propre aspirateur dit « à cyclone », a l’aide d’un moteur de 1100W (de tondeuse , acheté sur leboncoin, 30 euros), et quelques bricoles récupérées à gauche et à droite… Le cout total ne devrait pas dépasser les 50 à 75 euros au final, y compris les tubes d’aspiration pour aller de l’aspirateur aux machines ! (bientot un article dessus !)